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Revue Française de Gestion

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Fusions-acquisitions et salariés
Les leçons de l’OPA de Schneider sur Télémécanique en 1988 Volume 40, numéro 241, 2014

Tableaux


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  • Tableau 2
Auteur
Michel Albouy Grenoble École de management professeur de finance à Grenoble École de management et professeur émérite à l’université Pierre Mendès France de Grenoble. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur la finance d’entreprise (Corporate Finance) : politiques d’investissement, de financement et de dividende ainsi que les opérations de fusions-acquisitions. Membre du Conseil scientifique de l’Autorité des marchés financiers (AMF), il est l’auteur d’une centaine d’articles dans des ouvrages collectifs et des revues académiques (francophones et anglophones) et professionnelles ainsi que de plusieurs ouvrages chez Economica, notamment : Décisions financières et création de valeur ; OPA, OPE et LBO. À Grenoble École de management il est directeur du MSc Finance à Singapour.
  • Page(s) : 45-62
  • Année de parution : 2014

Les OPA, surtout lorsqu’elles sont hostiles, sont généralement mal accueillies par les salariés des firmes cibles, qui se retrouvent alors du côté de leurs dirigeants pour refuser l’offre. Le cas de l’OPA de Schneider sur la société Télémécanique en 1988 illustre ces propos et montre des salariés se comportant en « propriétaires » et n’hésitant pas à faire du lobbying. La démarche historique utilisée dans cet article permet de montrer que – bien que l’OPA de Schneider correspondait à un véritable projet industriel à long terme – les salariés, et dans une certaine mesure les pouvoirs publics, n’ont pas compris les enjeux de cette opération. Alors que les emplois n’étaient pas menacés par cette prise de contrôle, les salariés-actionnaires se sont fortement mobilisés pour « défendre leur entreprise » et son modèle social. La stratégie de Schneider de se recentrer sur les métiers de l’électricité a permis à l’entreprise de devenir leader mondial dans la gestion de l’énergie.