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Revue Française de Gestion

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Anthropocène, limites planétaires et nouvelles frontières des sciences de gestion Volume 50, numéro 315, Mars-Avril 2024

Tableaux

Auteurs
1 ESCP Business School
2 CREM, univ. de Rennes; i3-CRG, École polytechnique, Institut polytechnique de Paris
3 emlyon business school
4 Professeur HDR en soutenabilité et stratégies d’entreprises à ESCP business school. Ses recherches et enseignements portent sur l’impact des limites planétaires sur les organisations et la soutenabilité de leurs stratégies, ainsi que les processus de transformation des entreprises en lien avec des enjeux de responsabilité sociale. Il est l’auteur d’articles et de plusieurs ouvrages sur ces enjeux.
5 Maître de conférences à l’université de Rennes Ses travaux portent sur les transformations organisationnelles de la transition écologique – en particulier la sobriété –, ainsi que sur les risques émergents et la résilience. Elle anime plusieurs communautés académiques sur ces sujets et est l’autrice de diverses publications.
6 Professeur de stratégie et gouvernance des entreprises au sein de la faculté emlyon Business School (Ecully, France), et directeur de l’Institut français de gouvernement des entreprises (IFGE). Ses travaux de recherche portent sur la responsabilisation des entreprises et leur capacité à relever les grands défis de l’Anthropocène. Son expertise universitaire porte en particulier sur le secteur de l’agriculture et de l’alimentation.

À l’heure de l’accélération des déstabilisations globales
des écosystèmes naturels, les sciences de gestion sont
directement interpellées et elles n’ont pas pleinement pris
la mesure des phénomènes en cours. En préambule des dix
articles de ce dossier spécial, dédié aux bouleversements
organisationnels et gestionnaires induits par l’Anthropocène
et le franchissement des limites planétaires, cette introduction
dresse un constat et un agenda de recherche. Quatre points
de bascule disciplinaires majeurs sont identifiés, dessinant
de nouvelles frontières pour les sciences de gestion : la
raréfaction des ressources naturelles, la non-linéarité et
l’irréversibilité des risques, la conception naturaliste de
l’action collective, et l’identité des enseignants-chercheurs.