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Phytothérapie

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Plantes médicinales d’outre-mer et pharmacopées : aspects juridiques, économiques et culturels* Volume 2, numéro 1, Janvier 2004

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* Allocution présentée au Congrès Utip Guyane XIXes Journées pharmaceutiques (mars 2003, Kourou)

Les plantes françaises d’outremer font partie du patrimoine culturel des départements d’outre-mer et de façon plus large, du bassin caribéen, la population y étant très attachée. Pourtant, à l’exception de quelques épices, les plantes françaises d’outre-mer sont inexistantes au sein de la pharmacopée française pour des raisons remontant à l’esclavage. Ceci entraîne des conséquences importantes : notamment les pharmaciens ne peuvent pas les utiliser au risque d’être en infraction. Des démarches ont été entreprises auprès de l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) dès 1999 pour faire entrer, à partir de travaux scientifiques étayés, deux plantes à la Pharmacopée française, mais le processus est extrêmement lourd et lent. Avec la loi « Droits des malades », un amendement visant à modifier le Code de la santé publique a été déposé en février 2002, sans succès. Puis, avec la Loi de programme d’outre-mer et la volonté du ministre de l’outre-mer, le principe de la réforme a été voté définitivement en juin 2003. Ceci devrait permettre pour l’avenir une véritable intégration de cette phytothérapie traditionnelle dans le système juridique français.