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L'Orthodontie Française

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SAOS pédiatrique persistant traité par distraction transpalatine à ancrage squelettique Volume 93, numéro 2, Juin 2022

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7

Tableaux

Auteurs
Traduit par Philippe Amat
1 Sleep Apnea Surgery Center, 1900 University Avenue, Suite 105, East Palo Alto, CA, États-Unis
2 Médecine du développement, Cours de recherche sur la santé, Graduate School of Medical and Dental Sciences, Kagoshima University, 8-35-1 Sakuragaoka, Kagoshima 890-8544, Japon
3 School of Dentistry, University of California San Francisco, 707 Parnassus Ave, San Francisco, CA 94143, États-Unis
4 Center for Sleep Sciences and Medicine, Stanford University School of Medicine, Stanford, 3165 Porter Dr, Palo Alto, CA 94304, États-Unis
5 Décédé. Sleep Medicine Division, Stanford University School of Medicine, Stanford, 3165 Porter Dr, Palo Alto, CA 94304, États-Unis

Introduction : L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’expansion nasomaxillaire à l’aide d’une distraction transpalatine (DTP) à ancrage squelettique chez des enfants sans insuffisance maxillaire transversale et qui ont été précédemment traités par expansion palatine rapide (EPR). Matériels et méthodes : Vingt-neuf enfants enrôlés consécutivement ont été traités par DTP. Vingt-cinq enfants, âgés de 10 à 16 ans, ont été soumis à des évaluations cliniques pré- et postopératoires, des questionnaires (OSA-18), une tomographie à faisceau conique (CBCT) et une polysomnographie (PSG). Les données CBCT pré- et postopératoires ont été utilisées pour reconstruire la forme tridimensionnelle des voies aériennes supérieures. Deux mesures des caractéristiques d’écoulement de l’air (pression et vitesse) ont été simulées en utilisant la dynamique des fluides computationnelle (DFC) dans quatre segments différents des voies aériennes (nasal, nasopharyngé, oropharyngé et hypopharyngé). Résultats : Vingt-trois patients (92 %) ont bénéficié d’une rapide amélioration objectivée par la PSG. L’indice d’apnée-hypopnée (IAH) est passé de 6,72 ± 4,34 à 3,59 ± 5,11 (p<0,001) événements par heure. Les symptômes cliniques évalués avec les scores du questionnaire OSA-18 se sont améliorés chez tous les patients. Pour les vingt-cinq patients (100 %), l’expansion a été réussie, selon le critère d’une séparation de la suture médiopalatine d’au moins 1 mm, de l’épine nasale antérieure (ENA) jusqu’à l’épine nasale postérieure (ENP). L’élargissement de la distance entre les parois nasales latérales était de 2,59 ± 1,54 mm au niveau de la canine, de 2,91 ± 1,23 mm au niveau de la première molaire et de 2,30 ± 1,29 mm à l’épine nasale postérieure. Le rapport entre l’expansion dentaire et l’expansion nasale était de 1,12:1 (2,90 mm:2,59 mm) au niveau de la canine et de 1,37:1 (3,98 mm:2,91 mm) au niveau de la première molaire. La pression du flux d’air nasal a diminué de 76 % (-275,73 à -67,28 Pa) et la vitesse du flux d’air nasal a diminué de plus de 50 % (18,60 à 8,56 m/s).  Conclusions : L’expansion nasomaxillaire à l’aide d’une distraction transpalatine à ancrage squelettique améliore le SAOS chez les enfants sans déficit maxillaire transverse et qui ont été auparavant traités par EPR. Une ouverture antéro-postérieure et presque parallèle de la suture médiopalatine permet d’élargir l’ensemble du passage nasal et d’améliorer les caractéristiques du flux d’air dans les voies aériennes nasales et pharyngées. L’amélioration des caractéristiques de l’écoulement d’air est significativement corrélée à l’amélioration des résultats polysomnographiques, démontrant ainsi que l’expansion nasomaxillaire chez des patients précédemment traités par EPR est une option thérapeutique viable.