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L'Orthodontie Française

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Les troisièmes molaires dans la décision thérapeutique en orthodontie Volume 93, numéro 4, Décembre 2022

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Auteurs
1 Département d’Orthopédie Dento-Faciale, Faculté d’Odontologie, rue Guillaume Paradin, 69372 Lyon cedex 08, France
2 Unité Fonctionnelle d’Orthopédie Dento-Faciale, Centre de Traitements Dentaires, Hospices Civils de Lyon, 6-8 place Depéret, 69365 Lyon cedex 03, France
* Correspondance : schauty@gmail.com

Introduction

Les troisièmes molaires, malgré une prévalence d’agénésie élevée, doivent fréquemment être prises en compte dans nos plans de traitement orthodontique.

Matériel et méthode

L’objectif de l’étude était de décrire, selon la littérature, les possibilités thérapeutiques de gestion de la troisième molaire.

Résultats

L’avulsion n’est pas systématique. La Haute Autorité de Santé a mis à jour ses recommandations à ce sujet : la chirurgie présente des risques dont certains peuvent s’avérer irréversibles (lésion nerveuse, nécrose osseuse). Il est nécessaire d’apprécier la balance bénéfice/risque et d’informer le patient. Les troisièmes molaires pathologiques, qu’elles soient symptomatiques ou non, font partie des indications d’avulsions, de même que les troisièmes molaires pouvant entraîner une résorption ou une lésion carieuse de la molaire adjacente. En revanche, il n’est pas recommandé d’avulser les troisièmes molaires pour prévenir un hypothétique encombrement antérieur, ni en cas de susceptibilité d’évolution favorable. Certaines de nos thérapeutiques orthodontiques peuvent amener à l’avulsion des troisièmes molaires : la chirurgie orthognathique (notamment mandibulaire) ou la distalisation. Leur mise en place peut être effectuée par transplantation, par mésialisation parfois à l’aide d’ancrage osseux ou par redressement d’axe en vue d’une restauration prothétique ou implanto-prothétique.

Discussion

Chez l’adolescent, les germes de troisièmes molaires ne limiteraient pas la quantité de distalisation ; celles-ci poursuivraient leur évolution malgré la distalisation des molaires plus antérieures.

Conclusion

Les dents de sagesse doivent être considérées comme des troisièmes molaires à proprement parler et peuvent ainsi être mises à profit dans des situations d’édentement.