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L'Orthodontie Française

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Expansion maxillaire chirurgicale et non chirurgicale : modèles d’expansion, complications et échecs Volume 93, numéro 1, Mars 2022 - 93e réunion scientifique Lille 2022 (2e partie) et varia

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
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  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9
  • Figure 10
Auteurs
1 Sleep Apnea Surgery Center, 1900 University Avenue, Suite 105, East Palo Alto, CA, États-Unis
2 Décédé. Ancien professeur, Sleep Medicine Division, Stanford University School of Medicine, Stanford, CA, États-Unis
* Correspondance

Objectif

L’objectif de ce rapport est d’analyser, chez des patients venus consulter pour évaluation et deuxième avis, le mode d’expansion maxillaire et les complications survenues après une expansion maxillaire chirurgicale ou non chirurgicale.

Matériels et méthodes

Au cours d’une période de 30 mois, 28 patients se sont présentés pour un deuxième avis après une expansion maxillaire réalisée ailleurs. L’indication du traitement était l’apnée obstructive du sommeil (AOS). Tous les patients ont signalé un manque d’amélioration de leurs symptômes et des problèmes liés au traitement. L’examen clinique, la tomographie à faisceau conique (CBCT) avant et après l’expansion et les photographies du traitement ont été analysés.

Résultats

Les dossiers cliniques complets et les CBCT de 22 patients ont été disponibles pour l’analyse. Six patients avaient subi une expansion chirurgicale du type expansion maxillaire par distraction osseuse (DOME) et 16 patients avaient subi une variété d’expansions non chirurgicales avec différents appareils. Tous les patients DOME présentaient une séparation de l’épine nasale antérieure (ENA) sans séparation de l’épine nasale postérieure (ENP). Un diastème de 10 à 16 mm a été observé chez les patients DOME et le rapport entre le diastème antérieur et la séparation de l’ENA était de 2:1 à 3:1. Des défauts osseux existaient entre les incisives centrales, à 18 mois ou plus après la DOME, chez tous les patients malgré des tentatives de greffe osseuse chez quatre d’entre eux. Une récession gingivale antérieure est apparue chez deux patients et quatre incisives ont nécessité un traitement endodontique avec un pronostic réservé à long terme. Seize patients ont subi une expansion maxillaire non chirurgicale avec quatre appareils différents, dont l’appareil de guidage de la croissance antérieure (AGGA), l’appareil jour-nuit (DNA), l’appareil fonctionnel évolué avec fil léger (ALF), et l’expansion palatine rapide assistée par minivis (MARPE). La suture médiopalatine ne s’est séparée chez aucun des 16 patients, et le schéma d’expansion était de nature purement dentaire et dento-alvéolaire. Une vestibuloversion des secteurs dentaires latéraux, un amincissement de l’os alvéolaire vestibulaire avec apparition de récessions gingivales ont été observés chez 10 patients. Une mobilité significative des dents antérieures maxillaires, due à une perte osseuse verticale et horizontale, a été notée chez les cinq patients qui ont subi un traitement avec l’AGGA.

Conclusions

Différentes méthodes d’expansion maxillaire sont actuellement pratiquées avec des résultats variables. Des analyses critiques de ces méthodes sont nécessaires pour déterminer leur impact et si les résultats souhaités sont atteints.