John Libbey Eurotext

Revue de neuropsychologie

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Temps cognitif, vieillissement et communications cérébrales Volume 14, numéro 4, Volume 14, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2022

Illustrations

  • Figure 1.
Auteur
U1077 Inserm-EPHE-UniCaen, PFRS, 2, rue des Rochambelles, 14032 Caen, France <thomas.hinault@inserm.fr>
* Correspondance : T. Hinault

Qu’il s’accélère ou semble au contraire s’étirer sans fin, percevoir et se représenter le temps qui passe permet d’organiser les perceptions comme les réflexions dans une structure temporelle commune pour la coordination des actions, la planification et la mobilisation des processus cognitifs vers un but. Bien que des études comportementales aient permis d’identifier le changement des capacités de discrimination de durées et de structuration temporelle avec l’âge, les différences entre individus ainsi que les bases neurales de ces changements restent peu connues. Les travaux récents ont permis de mettre en évidence l’association de la synchronisation de l’activité des régions cérébrales en électroencéphalographie (EEG) avec la variabilité des changements cognitifs au cours du vieillissement. En effet, la synchronisation des communications entre régions cérébrales semble être un indicateur sensible et spécifique de l’altération des réseaux cérébraux, survenant avant l’interruption des communications liées à la pathologie. Cette combinaison d’approches cognitives et de neuroimagerie vise à préciser le rôle du temps cognitif comme élément structurant du fonctionnement cognitif individuel, ainsi que les altérations des rythmes cérébraux sous-tendant la perception du temps au cours du vieillissement.