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Revue de neuropsychologie

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Rôle du cervelet dans les émotions Volume 15, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2023

Illustrations


  • Figure 1.

  • Figure 2.

  • Figure 3.

Auteurs
1 Laboratoire de neuropsychologie clinique et expérimentale, Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, Université de Genève, 40, bd du Pont d’Arve, 1205 Genève, Suisse
2 Unité de neuropsychologie clinique, Département de neurologie, Hôpitaux universitaires de Genève, Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4, 1205 Genève, Suisse <julie.peron@unige.ch>
* Correspondance : J. Péron

Le cervelet a pendant très longtemps été considéré comme une structure étant exclusivement réservée au contrôle moteur, et ce n’est que depuis la fin du siècle passé que des études neuro-anatomiques, mais également cliniques et de neuro-imagerie, ont contribué à suggérer un rôle du cervelet dans les processus émotionnels chez l’humain. Plus spécifiquement, de par son intégration au sein des circuits neuronaux distribués sous-tendant les fonctions sensorimotrices, associatives et limbiques, le cervelet se révèle être un candidat idéal pour participer aux différents processus se déroulant au sein des composantes sous-tendant l’épisode émotionnel. D’un point de vue fondamental, les résultats des divers travaux présentés dans cet article suggèrent une spécialisation et intégration fonctionnelle de ce petit cerveau dans les émotions. Notamment, des propositions récentes suggèrent que le cervelet participerait à l’ajustement continu, en lien avec les modèles internes, du processus dit de « chunking ». Ces recherches ont également un impact clinique puisqu’elles permettent de sensibiliser les praticiens et chercheurs à une évaluation systématique des fonctions émotionnelles chez les personnes présentant un dysfonctionnement cérébelleux.