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Revue de neuropsychologie

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Neuroplasticité induite par la thérapie du langage dans les cas d’aphasie : mieux comprendre le fonctionnement cérébral pour une intervention plus efficace Volume 7, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2015

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire de plasticité cérébrale, communication et vieillissement, Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, 4545, chemin Queen-Mary, Montréal (QC) H3W 1W4, Canada
2 École d’orthophonie et d’audiologie, Faculté de médecine, Université de Montréal, 4545, chemin Queen-Mary, Montréal (QC) H3W 1W4, Canada
* Correspondance

La recherche sur la neuroplasticité déclenchée par la thérapie du langage est relativement récente. Des principes de neuroplasticité issus de la recherche sur les animaux peuvent s’appliquer à la thérapie de l’aphasie avec l’objectif de favoriser le déclenchement de la neuroplasticité pouvant mener à la récupération fonctionnelle.

Nous présentons des données probantes sur la neuroplasticité induite par la thérapie orthophonique. Nous nous penchons sur l’impact d’une thérapie spécifique, administrée selon les principes de neuroplasticité, sur la récupération du manque du mot observé chez des patients souffrant d’aphasie chronique. De plus, nous explorons l’impact de l’intervention orthophonique sur le niveau d’intégration de deux réseaux : le réseau du mode par défaut et le réseau canonique du traitement langagier.

L’ensemble des résultats rapportés met en évidence les implications cliniques des études sur la connectivité fonctionnelle des réseaux, tant en ce qui concerne l’identification des meilleures approches d’intervention que les effets potentiels de la thérapie du langage sur d’autres domaines de la cognition. Dans l’avenir, la recherche sur l’interaction entre les thérapies et les changements neurofonctionnels permettra d’informer les cliniciens quant aux choix thérapeutiques les plus efficaces, en fonction des circuits cérébraux viables, en tenant compte des marqueurs d’efficacité observables avant de débuter les interventions.