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Revue de neuropsychologie

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Fonctionnement exécutif et réseaux cérébraux Volume 6, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2014

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4
Auteurs
1 Université de Liège,
Centre de Recherche du Cyclotron,
allée du 6-août, no 8 (B30),
4000 Liège, Belgique
2 Université de Liège,
Département de psychologie : cognition et comportement,
boulevard du Rectorat 3 (B33),
4000 Liège, Belgique
3 Fonds national de la recherche scientifique (FRS-FNRS), 1000 Bruxelles,
Belgique
* Correspondance

Depuis les observations initiales de Luria [1], la localisation cérébrale du fonctionnement exécutif a fait l’objet de nombreux travaux de recherche. Dans un premier temps, les études de patients cérébrolésés ont mis en évidence l’implication prédominante des régions frontales. Avec l’avènement des techniques modernes d’imagerie cérébrale (tomographie à émission de positons [TEP] et imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle [IRMf]), il est toutefois apparu que le fonctionnement exécutif était sous-tendu par un réseau antéropostérieur largement distribué. Dès ce moment, l’attention s’est portée sur le rôle exact des différentes régions impliquées lors de la réalisation d’épreuves exécutives et sur l’importance relative des régions antérieures et postérieures. Plus récemment, l’étude du fonctionnement exécutif en tant que réseau de régions fonctionnellement connectées s’est développée, et on a également commencé à s’intéresser à l’influence des aspects cérébraux structurels et des caractéristiques génétiques. Les résultats de ces travaux soulignent l’aspect interactif et fortement modulable du fonctionnement exécutif au niveau cérébral, et la nécessité de prendre en compte simultanément différents niveaux d’analyse. Nous aborderons dans cette revue ces différentes thématiques, en nous centrant sur les données issues d’études chez le sujet jeune et sain pour des raisons de concision.