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Néphrologie & Thérapeutique

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Traitement précoce de la Covid-19 chez le transplanté rénal. Est-ce encore raisonnable à l’ère Omicron ? Volume 19, numéro 6, Octobre 2023

Illustrations


  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Sorbonne Université, 75013 Paris, France
2 AP-HP, Pitié-Salpétrière, Medicosurgical Unit of Kidney Transplantation, 75013 Paris, France
3 AP-HP, Pitié-Salpétrière, Infectious Diseases Department, 75013 Paris, France
4 AP-HP, Pitié-Salpétrière, Department of virology, 75013 Paris, France
5 AP-HP, Pitié-Salpétrière, Department of pharmacy, 75013 Paris, France
6 Inserm UMR 1155, 75020 Paris, France
7 Inserm UMR 1038, 75013 Paris, France
8 Inserm UMR 1136, 75013 Paris, France
8 Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé Publique (iPLSEP), 75013 Paris, France
9 Inserm UMR 1139, 75013 Paris, France
* These authors contributed equally to this work
Correspondance : Y. Tamzali
yanis.tamzali@aphp.fr

Objectif

Les données sur l’efficacité et la sécurité des derniers traitements de la Covid-19 sont peu nombreuses à l’ère du variant Omicron. Cette étude avait pour objectif de décrire l’évolution des transplantés rénaux (TR) présentant une infection à Omicron selon le traitement précoce reçu : nirmatrelvir/ritonavir (n/r), sotrovimab, ou pas de traitement.

Patients et méthodes

Il s’agissait d’une étude monocentrique rétrospective observationnelle incluant tous les TR présentant une infection confirmée à Omicron entre le 1er janvier 2022 et le 1er mai 2022 et comparant leur évolution (critère de jugement principal : admission hospitalière pour Covid-19 à un mois du début des symptômes) selon leur prise en charge.

Résultats

Quarante-cinq patients ont été inclus : 22 traités (12 n/r et 10 sotrovimab) et 23 non traités. Les groupes étaient statistiquement comparables. Seulement deux patients ont présenté le critère de jugement principal : un n/r et un non traité, avec une probabilité à un mois non différente (p = 0,9). Trois patients sur 12 ont en revanche présenté des surdosages en tacrolimus dans le groupe n/r, dont deux avec une insuffisance rénale aiguë.

Conclusions

Dans les limites d’un petit effectif, nous n’avons pas montré de bénéfice au traitement précoce par n/r ou sotrovimab. On peut évoquer un effet de l’immunité vaccinale et une baisse de virulence du SARS-CoV-2. En revanche, les effets secondaires du n/r ne sont pas anodins avec des surdosages sévères malgré des protocoles de service précis. La balance bénéfice-risque de ces traitements doit être rediscutée.