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Néphrologie & Thérapeutique

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Complications infectieuses et néoplasiques après transplantation rénale Volume 12, numéro 6, Novembre 2016

Illustrations


  • Fig. 1

  • Fig. 2

  • Fig. 3

  • Fig. 4

  • Fig. 5

  • Fig. 6

  • Fig. 7

  • Fig. 8

  • Fig. 9

Tableaux


  • Tableau 1

  • Tableau 2

  • Tableau 3

  • Tableau 4

  • Tableau 5

  • Tableau 6

  • Tableau 7

  • Tableau 8

  • Tableau 9

  • Tableau 10
Auteurs

Les infections et les néoplasies sont les conséquences attendues du traitement immunosuppresseur, qui diminue les réponses cellulaires et humorales de façon non spécifique. Les infections étaient surtout fréquentes et sévères durant la période précoce après la transplantation (première année). Leur diagnostic rapide et précoce, leur prévention systématique et leur prise en charge ont beaucoup bénéficié ces dernières années de nouveaux outils de diagnostic (biologie moléculaire) et du développement des médicaments antiviraux et antifongiques, aboutissant à une baisse très significative des infections et de la mortalité de cause infectieuse dans cette population. Cependant, de nouveaux agents infectieux (BK virus, parvovirus, virus de l’hépatite E, ou Chigunkunya, West Nile et autres dans certaines régions) sont venus enrichir la liste des infections du patient transplanté. Les complications néoplasiques sont surtout dues au cumul et à la durée de l’immunosuppression, et surviennent souvent en phase tardive (après la première année). Ces néoplasies sont viro-induites et concernent essentiellement la peau et le tissu lymphoïde, mais l’incidence des cancers non cutanés est également augmentée. Mise à part la réduction de l’immunosuppression qui demeure essentielle, leur prise en charge était similaire à celle des patients non transplantés, avec des résultats médiocres ; les néoplasies sont actuellement la troisième cause de décès chez les transplantés. L’introduction récente d’immunosuppresseurs ayant des propriétés antitumorales et antiprolifératives (inhibiteurs de mTor) bouleverse le paysage : non seulement l’incidence des cancers est plus faible chez les patients recevant des mTor comme immunosuppression d’entretien, mais l’introduction de mTor peut stopper ou ralentir l’évolution de la maladie de Kaposi ou de certains cancers cutanés déjà diagnostiqués.

Infections and malignancies are the expected complications of immunosuppressive therapy, which non-specifically impairs cellular and humoral immune responses in renal transplant recipients. Infections were usually frequent and severe during the early post-transplant period (first year). Recent diagnostic methods (molecular biology) and availability of new antivirals, antifungal and antibiotic drugs made rapid diagnosis and systematic preventive strategies much easier and this resulted in a significant reduction of infections and infectious death in this population. However, new infectious agents like BK polyomavirus, hepatitis E virus, parvovirus (as well as Chigunkunya, West Nile and others in particular areas) were recently recognized as responsible of aggressive infections in the immunocompromised host. Malignancies are also common after transplantation, due to the intensity and duration of immunosuppression. Skin cancers and lymphoproliferative disorders are the most common and are undoubtedly caused by viral infections, but incidence of non-skin cancers is also increased. After reduction of immunosuppression, treatment is similar to non-transplant patients: Results are usually poor and cancer is now the third cause of death in transplant recipients. Due to their anti-proliferative and anti-tumoral properties, incidence of de novo cancer significantly decreased in patients receiving mTor inhibitors as maintenance immunosuppression; furthermore, in patients already diagnosed with Kaposi sarcoma or recurrent skin cancers, introduction of mTor was associated with stabilisation and/or regression of malignant lesions.