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Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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L’allogreffe pour leucémie aiguë dans la population pédiatrique en 2019 Volume 22, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2019

Illustrations

  • Figure 1
Auteur
APHP Nord – Université de Paris, Hôpital Robert-Debré, Service d’hémato-immunologie, 48 Boulevard Serurier, 75935 Paris cedex 19
* Tirés à part

La greffe de cellules souches hématopoïétiques combine une médecine de remplacement, comme toute greffe d’organe, et une immunothérapie. En effet, qu’il s’agisse de moelle, de cellules souches périphériques ou de sang placentaire, le greffon apporte une nouvelle hématopoïèse ainsi qu’une nouvelle immunopoïèse susceptible de reconnaître les cellules leucémiques résiduelles et de les éliminer. Ses principales étapes sont, après obtention d’un bon contrôle de la leucémie par les chimiothérapies conventionnelles, l’administration d’un conditionnement le plus souvent myéloablatif et donc potentiellement très toxique suivi d’une période d’aplasie profonde et d’extrême fragilité du patient durant laquelle il doit être hospitalisé en milieu protégé. La reconstitution hématopoïétique survient entre trois et quatre semaines après la greffe. La reconstitution immunitaire et l’installation d’une tolérance immune entre le receveur et son greffon demandent plusieurs mois et peuvent être émaillés de manifestations de maladie du greffon contre l’hôte susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital. Les conséquences de la greffe à court, moyen et long terme nécessitent l’instauration d’un suivi multiprofessionnel toute la vie durant.

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