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Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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Enfants vivant avec le VIH à Ziguinchor/Sénégal : aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs Volume 23, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Université Assane Seck de Ziguinchor, hôpital de la paix de Ziguinchor, Service de pédiatrie
2 Hôpital de la paix de Ziguinchor
3 Centre hospitalier régional de Ziguinchor
4 Université Cheikh Anta Diop de Dakar, hôpital Abas Ndao de Dakar
5 Université Gaston Berger de Saint Louis, hôpital Régional de Saint Louis
6 Université Cheikh Anta Diop de Dakar, hôpital d’enfants de Diamniadio
7 Université Cheikh Anta Diop de Dakar, hôpital d’enfants Albert Royer de Dakar
* Correspondance

Introduction

Au Sénégal près de 3 000 enfants seraient touchés par l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Un suivi des enfants séropositifs a été organisé à l’hôpital de la paix de Ziguinchor (HPZ) depuis 2015. L’objectif de l’étude était de décrire les aspects cliniques thérapeutiques et évolutifs de l’infection à VIH chez l’enfant de notre cohorte.

Matériels et méthodes

Étude rétrospective sur dossiers d’enfants suivis pour une infection à VIH au service de pédiatrie de l’HPZ. Étaient inclus dans l’étude, les enfants recrutés d’août 2015 à avril 2020. Les paramètres étudiés, étaient les aspects cliniques, thérapeutiques et évolutifs.

Résultats

Durant la période d’inclusion, 25 patients (14 garçons et 11 filles) étaient suivis. L’âge moyen était de 6,2 ans [9 mois-13 ans]. Les symptômes, à l’inclusion étaient dominés par une toux chronique chez 16 enfants (64 %) ; un prurigo chez 9 enfants (36 %) ; une diarrhée chronique chez 8 enfants (32 %) ; une candidose digestive chez 8 enfants (32 %) et une malnutrition chez 16 enfants (64 %). Onze enfants (44 %) présentaient à l’inclusion un déficit immunitaire modéré ou sévère, et 5 enfants (20 %) avaient une charge virale élevée ou très élevée. À 6 mois de traitement par trithérapie antirétrovirale, 77,8 % des malades étaient en échec virologique. La mortalité était de 12 % (3 décès sur 25).

Conclusion

Cette étude a permis de définir le profil clinique et biologique de l’infection à VIH chez l’enfant à l’HPZ, et de mettre en évidence la valeur diagnostique de certains signes cliniques et les difficultés de la prise en charge.