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Médecine Thérapeutique / médecine de la reproduction

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Les limites de la génétique : quelle place pour le DPI ? Volume 9, numéro 6, Novembre-Décembre 2007

Auteurs
Centre d’AMP/DPI, Département de Médecine et Biologie de la Reproduction, Inserm U847, Hôpital Arnaud de Villeneuve, 34295 Montpellier

Le DPI implique une fécondation in vitro dans le but d’obtenir plusieurs embryons afin d’effectuer une analyse génique ou chromosomique. En France, il est destiné aux couples fertiles ou infertiles susceptibles de transmettre une maladie orpheline considérée comme grave et incurable. Une cohorte suffisante d’embryons assure la présence d’au moins un embryon sain, ce qui suppose une grande attention sur la fonction ovarienne et les modalités de la stimulation. La technique de l’injection intacytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) est aujourd’hui la technique de choix pour un DPI. La biopsie embryonnaire se fait en général à J3 de la culture embryonnaire, dans le dessein d’obtenir un embryon entre 6 à 8 cellules pour un diagnostic par PCR ou FISH au mieux sur 2 blastomères d’un même embryon. Selon les équipes de référence, la mise au point nécessite entre 6 et 9 mois. La politique de transfert doit rester la même qu’en assistance médicale à la procréation pour éviter à ces couples des grossesses multiples. Le succès de la tentative repose sur le nombre d’ovocytes, le nombre d’embryons à biopsier et donc le nombre d’embryons sains obtenus.