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Médecine de la Reproduction

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Stratégies cliniques du transfert embryonnaire Volume 21, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2019

Auteur
Service de gynécologie-obstétrique et médecine de la reproduction, hôpital Tenon, Sorbonne université et APHP 6.0, Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : cathéter, échoguidage, cavité utérine, implantation
  • DOI : 10.1684/mte.2019.0731
  • Page(s) : 38-42
  • Année de parution : 2019

Le transfert embryonnaire constitue une étape déterminante pour la réussite d’une tentative de fécondation in vitro avec injection intracytoplasmique de spermatozoïde. Il existe une grande variabilité des pratiques et une nécessité de les optimiser. Les embryons sont de plus en plus souvent transférés à la suite d’une congélation-décongélation, après préparation de l’endomètre. Le transfert d’un seul embryon est largement recommandé pour prévenir les grossesses multiples. Avant sa réalisation, une préparation de la patiente et du médecin est nécessaire. Le choix du cathéter est discuté, mais la réalisation du geste sous contrôle échographique par voie abdominale ou vaginale s’impose comme un standard incontournable. Les transferts difficiles doivent être prévenus si possible, car ils ont un impact négatif important sur le taux de grossesse. Lorsqu’ils surviennent malgré tout, plusieurs mesures correctrices sont proposées. À défaut, le transfert intratubaire voire transmyométrial peut constituer la seule option restante. Après le transfert, le repos n’a pas d’utilité démontrée, mais le soutien de la phase lutéale et plusieurs traitements adjuvants éventuels visent à augmenter les chances d’implantation. La formation des intervenants et l’homogénéisation des pratiques sont essentielles pour assurer des taux de succès élevés et stables dans le temps.