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Médecine de la Reproduction

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Santé des enfants nés après transfert d’embryons congelés Volume 22, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2020

Auteurs
1 Unité de biologie de la reproduction, Cecos, hôpital Antoine Beclere, AP-HP, Clamart, France
2 Service de biologie de la reproduction, Cecos, hôpital Tenon, AP-HP, Paris 20e, France
3 Centre de recherche Saint-Antoine, Inserm, UMR S 938, hôpital Saint-Antoine, Paris 12e, France
4 Assistance médicale à la procréation, Cecos, CHU Estaing, Clermont Ferrand, France
5 Imagerie moléculaire et stratégie théranostique (ImoST), Inserm 1240, Équipe 2, Clermont-Ferrand, France
* Tirés à part

La cryoconservation est devenue un élément incontournable dans la prise en charge des couples infertiles en assistance médicale à la procréation. Le recours à la congélation embryonnaire est de plus en plus fréquent, avec un pourcentage croissant d’enfants nés issus d’embryons congelés. La question d’un éventuel impact des procédés de congélation/décongélation sur la santé des enfants se pose, d’autant que les techniques de congélation ont évolué avec l’introduction de la vitrification. Les données publiées sont rassurantes, dans leur majorité, et mettent même en évidence des issues périnatales meilleures en ce qui concerne les risques d’hypotrophie et de prématurité. Néanmoins, il est souvent rapporté un surrisque de macrosomie fœtale, pour l’instant mal expliqué, et qui justifie de poursuivre la surveillance à long terme des enfants nés après transferts d’embryons congelés.