JLE

Médecine de la Reproduction

MENU

Quelle chirurgie préparatoire avant fécondation in vitro et/ou injection intracytoplasmique de spermatozoïde ? Volume 18, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2016

Auteur
Gynécologie obstétrique médecine de la reproduction,
Université Paris 6 et hôpital Tenon, 4, rue de la Chine 75970 Paris Cedex 20
* Tirés à part

La séquence chirurgie puis fécondation in vitro (FIV)/injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) est souvent utile pour rendre possible l’assistance médicale à la procréation, améliorer son taux de succès et/ou réduire ses risques. Chez l’homme azoosperme, différentes techniques permettent la recherche de spermatozoïdes nécessaires à l’ICSI. La chirurgie bariatrique constitue parfois un préalable en cas d’obésité morbide. En cas d’endométriose minime et légère, l’apport de la cœlioscopie est faible. La chirurgie des endométriomes avant FIV est discutée, car elle n’améliore pas les résultats et risque d’altérer la réserve ovarienne. Les résultats de la FIV/ICSI sont améliorés après résection de l’endométriose colorectale et vésicale, mais des complications sont possibles. Lorsqu’elle est décidée, la multiperforation des ovaires polykystiques doit être faite avec modération pour ne pas endommager les ovaires. Les hydrosalpinx doivent être traités avant FIV/ICSI, de préférence par salpingectomie cœlioscopique. Pour les myomes intramuraux sans déformation de la cavité, l’indication d’une myomectomie avant FIV/ICSI doit être discutée au cas par cas. En revanche, pour toutes les lésions endocavitaires significatives, il existe un consensus en faveur d’un large recours à l’hystéroscopie opératoire.