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Médecine de la Reproduction

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Polymorphismes et réponse ovarienne Volume 15, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2013

Auteurs
Laboratoire d’Histologie, Embryologie, Biologie de la Reproduction, Cytogénétique et Génétique Médicale, CHI de Poissy St Germain, Poissy, France ; EA 2493, UFR des Sciences de la Santé, UVSQ, Montigny le Bretonneux, France

Les techniques d’aide médicale à la procréation (FIV/ICSI) ont permis de résoudre de nombreux problèmes d’infertilité. Le succès de la FIV/ICSI, dépend en grande partie de l’efficacité de la stimulation ovarienne qui nécessite des injections de gonadotrophines afin d’induire la folliculogenèse. Cependant, il existe une forte variabilité de réponses individuelles à cette stimulation ovarienne chez les patientes prises en charge en AMP. La prédiction de la réponse ovarienne aux gonadotrophines représente donc un des enjeux majeurs de la FIV. Si de nombreux facteurs prédictifs pouvant influencer les résultats de la stimulation ovarienne ont été proposés (comme l’âge, la réserve ovarienne), la recherche de nouveaux facteurs est toujours d’actualité. Plus récemment, la pharmacogénétique a montré le rôle des facteurs génétiques dans la prédiction de la réponse ovarienne. Notre travail a porté sur l’étude de l’impact des polymorphismes génétiques sur la réponse ovarienne. Sur les 13 polymorphismes génétiques analysés et précédemment décrits comme pouvant avoir un impact sur le résultat de l’AMP, seuls 4, FSHR-Asn 680Ser, p53-Arg 72Pro, ESR2 + 1730-G/A et AMH-Ile 49Ser, ont été montrés comme associés à une variation du nombre d’ovocytes matures. Ces résultats plaident en faveur d’une administration ajustée des gonadotrophines sur la base de la composante génétique de chaque patiente. L’objectif à terme est de mieux individualiser la dose initiale de FSH de façon à éviter une réponse ovarienne insuffisante ou un syndrome d’hyperstimulation ovarienne.