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Médecine de la Reproduction

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Physiopathologie des fibromes Volume 11, numéro 2, mars-avril 2009

Auteurs
Service d’endocrinologie de la reproduction, hôpital Saint-Antoine, 75012 Paris, France

Les fibromes sont des tumeurs bénignes très fréquentes puisqu’elles sont retrouvées à l’échographie chez environ 80 % des femmes en périménopause. Leur physiopathologie est encore mal connue. La survenue d’un fibrome est secondaire à une prédisposition génétique. Le seul gène identifié est le gène de la fumarate déshydrogénase dans des cas très rares de fibromes utérins associés à des fibromes cutanés, de transmission dominante. Des polymorphismes de différents gènes, en particulier du récepteur des estrogènes et de l’enzyme métabolisant les estrogènes ou COMT pourraient être impliqués. Deux conditions sont nécessaires au développement d’un fibrome. La première est la transformation de cellules musculaires lisses normales en myocytes anormaux. La deuxième est la multiplication de ces myocytes pour aboutir à une tumeur clinique d’origine monoclonale. Cette prolifération est sous la dépendance des concentrations en stéroïdes sexuels. Cependant, l’histoire naturelle des fibromes montre que chez la même femme, il existe une évolution variable de leur taille, alors qu’ils sont soumis à un climat hormonal identique. D’autres facteurs agissent sur la prolifération, en particulier de nombreux facteurs de croissance comme le TGFβ, l’EGF, le βFGF et surtout le VEGF. Des études récentes suggèrent d’autres mécanismes impliqués dans la prolifération cellulaire des fibromes, en particulier les micro-ARN ou les cellules souches du myomètre.