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Médecine de la Reproduction

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Myome utérin et fertilité : alternatives thérapeutiques Volume 18, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2016

Auteurs
1 AP-HP, CHU Bicêtre, service gynécologie obstétrique, 78 rue du Général Leclerc, 94270 Le Kremlin Bicêtre, France
2 Université Paris Sud 11, 63 rue Gabriel Péri, 94270 Le Kremlin Bicêtre, France
3 CESP Inserm U1018, Reproduction et développement de l’enfant, 82 rue du Général Leclerc, 94270 Le Kremlin Bicêtre, France
* Tirés à part

Si les myomes altèrent systématiquement la fertilité, la myomectomie ne la restaure que dans le cas des myomes de type 0, 1 ou 2. Ainsi, pour ces myomes de type 0 à 2, l’exérèse par hystéroscopie opératoire est recommandée chez toute patiente désireuse d’une grossesse, prise en charge ou non pour infertilité. Pour les myomes de type 3 à 5, la chirurgie est recommandée si la taille est supérieure à 5 cm, en fonction du type de l’infertilité et des inconvénients potentiels engendrés par l’intervention (elle doit être réalisée autant que possible par cœlioscopie lorsque cela est possible). La présence de myomes de type 6 et 7 ne doit pas amener à une chirurgie (excepté lorsque ceux-ci peuvent rendre difficiles des ponctions ovocytaires par exemple). Peu importe la technique de myomectomie utilisée, il est impératif de prévenir au mieux les adhérences extra- et intra-utérines : en voie haute par l’utilisation d’agents antiadhérentiels et après hystéroscopie opératoire par la réalisation d’une hystéroscopie diagnostique de contrôle systématique, quatre à six semaines après la résection. Les traitements médicaux (acétate d’ulipristal et agonistes de la gonadolibérine [GnRH]) peuvent être une alternative à la chirurgie en permettant une diminution de la taille des myomes et une modification des rapports de ceux-ci avec la cavité utérine. Cependant, aucune étude n’a validé leur usage dans cette indication d’infertilité. Enfin, l’embolisation ne doit pas être utilisée chez les patientes ayant un projet de grossesse en raison du risque de diminution de la réserve ovarienne et de synéchies.