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Médecine de la Reproduction

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L’hormone anti-müllérienne : nouveautés physiologiques et expérimentales chez la femme Volume 16, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2014

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4
Auteurs
1 Inserm U 1133-Univ Paris Diderot-CNRS UMR 8251
Case courrier 7007,
3, rue MA Lagroua Weill-Hallé
75205 Paris cedex 13, France
2 Hôpital Jean-Verdier, service de médecine de la reproduction, Avenue du 14 juillet,
93140 Bondy, France
* Tirés à part

L’existence de l’hormone anti-müllérienne (AMH) a été suggérée par le Pr Alfred Jost pour expliquer la régression des canaux de Müller pendant la différenciation sexuelle mâle. Depuis, l’AMH a été purifiée, son gène ainsi que celui de son récepteur spécifique l’AMHR-II clonés, sa voie de signalisation identifiée et il a été montré que l’AMH était également sécrétée par les cellules de la granulosa des follicules en croissance. À partir des années 2000, des rôles insoupçonnés de l’AMH ont été mis en lumière, réactivant la recherche internationale sur cette hormone. On sait aujourd’hui que l’AMH joue un rôle déterminant dans le recrutement et le développement folliculaire. Devenue un marqueur du statut folliculaire ovarien, son dosage est de plus en plus utilisé comme facteur pronostique en assistance médicale à la procréation. L’AMH est également utile pour évaluer l’efficacité du traitement de certaines tumeurs gynécologiques. Cet article est une revue sur les cinq dernières années, des nouveautés sur la régulation de l’expression de l’AMH et de son récepteur spécifique AMHR-II chez la femelle.