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Médecine de la Reproduction

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L’hormone anti-müllérienne dans le syndrome des ovaires polykystiques Volume 16, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
Service de Gynécologie endocrinienne et Médecine de la Reproduction, Hôpital Jeanne de Flandre-CHRU de Lille, 59037 Lille Cedex, france
* Tirés à part

Les concentrations sériques d’hormone anti-müllérienne (AMH) sont élevées chez les patientes souffrant du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) de par une augmentation du nombre de follicules pré-antraux et de petits follicules antraux qui produisent beaucoup d’AMH et parce que la production d’AMH par les cellules de la granulosa est fortement augmentée.

La plupart des études publiées concluent que le dosage sérique d’AMH pourrait faciliter le diagnostic de SOPK. Toutefois, ce dosage de l’AMH pose plusieurs problèmes non résolus à ce jour.

Tout d’abord, les deux méthodes disponibles utilisent deux paires d’anticorps différents et des normes différentes, et l’utilisation de facteurs de conversion d’une méthode à l’autre est controversée. Ensuite, la difficulté de définir les populations de référence reste un obstacle majeur à l’élaboration d’un seuil universel.

En conclusion, une augmentation de la concentration sérique AMH génère de grandes attentes comme marqueur d’ovaires polykystiques, mais il faut encore attendre la normalisation voire l’automatisation des tests actuellement disponibles. D’autre part, la détermination de seuils d’AMH pourrait à l’avenir faciliter le choix des protocoles de stimulation et des stratégies d’induction de l’ovulation chez les femmes infertiles présentant un SOPK.