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Médecine de la Reproduction

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Les synéchies intra-utérines : impact sur la fertilité, traitement, efficacité des produits antiadhérentiels Volume 18, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2016

Tableaux

Auteurs
1 Service de chirurgie et cancérologie gynécologique et mammaire, Pitié-Salpêtrière, AP-HP, 75013 Paris, France
2 Inserm, UMRS 938
* Tirés à part

Les synéchies intra-utérines demeurent une cause importante d’infertilité, souvent secondaire, et surviennent essentiellement après un traumatisme mécanique, infectieux ou obstétrical de l’endomètre. L’hystéroscopie opératoire constitue, dans les pays développés, l’une des causes principales de synéchies intra-utérines, rapportées dans 3,6 à 18,2 % des cas après résection de polype, dans 33,3 à 45,5 % après résection de myomes et dans 6,7 à 37,5 % après résection de cloison. Leur apparition peut être prévenue par le contrôle strict des patientes ayant présenté une fausse couche spontanée ou provoquée, l’expérience des opérateurs lors des procédures d’hystéroscopie opératoire avec utilisation préférentielle de courants bipolaires ou l’absence d’énergie, et l’application d’un gel antiadhérentiel type acide hyaluronique pur réticulé au décours immédiat de la résection d’un polype, d’un fibrome, d’une cloison ou de synéchies. Les recommandations françaises ne les préconisent cependant pas de façon systématique, en l’absence d’évaluation médico-économique et de données sur la fertilité ultérieure. Le traitement des synéchies est quant à lui dépendant de la qualité de la prise en charge hystéroscopique initiale, qui doit être réalisée si possible en un seul temps par un opérateur chevronné, car l’échec conduit parfois les patientes à une infertilité définitive d’autant plus préjudiciable qu’elle peut être iatrogène.