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Médecine de la Reproduction

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L’embryon préimplantatoire : acquis et nouveautés Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteur
UMR BDR, Inra, ENVA, université Paris Saclay, Jouy en Josas, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : transition materno-embryonnaire, reprogrammation épigénétique, spécification des lignages
  • DOI : 10.1684/mte.2019.0734

La période préimplantatoire du développement des Mammifères est de durée variable selon les espèces. La phase commune à l’ensemble des Euthériens s’étend de la fécondation à la formation du blastocyste, dans lequel sont spécifiés l’épiblaste et deux lignages extraembryonnaires : le trophectoderme et l’endoderme primitif. Au cours de cette période, l’embryon passe d’un contrôle maternel à un contrôle embryonnaire du développement. Cette transition repose sur l’activation transcriptionnelle progressive de son génome et sur l’utilisation puis la dégradation de l’information maternelle. La formation du génome d’un zygote totipotent à partir des génomes des gamètes différenciés suppose une reprogrammation intense de l’épigénome embryonnaire. Les données récentes mettent en évidence une organisation particulière de la chromatine embryonnaire, corrélée à une expression faible et non régulée de l’ensemble du génome au début du développement. Cette situation évolue progressivement vers une organisation canonique de la chromatine et une régulation précise de l’expression génique. Puis, la spécification des premiers lignages suppose des régulations fines de l’expression génique. Les mécanismes de leur mise en place sont bien connus chez la souris, mais ne sont vraisemblablement pas toujours conservés entre espèces.