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Médecine de la Reproduction

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Le retard à la procréation en Europe Volume 21, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9
Auteurs
1 Vienna University of Economics and Business. Wittgenstein Centre for Demography and Global Human Capital, Vienne, Autriche
2 Institut national d’études démographiques, Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : retard des naissances, âge moyen à la première naissance, niveau de fécondité, fécondité tardive, Europe
  • DOI : 10.1684/mte.2019.0762
  • Page(s) : 209-19
  • Année de parution : 2019

À l’échelle individuelle, une relation négative très forte est observée entre l’âge à la première naissance et le nombre total d’enfants. À l’échelle des pays, les facteurs qui font baisser la fécondité aux âges jeunes – par exemple la priorité donnée au couple ou au travail – et ceux qui la stimulent aux âges élevés – par exemple de bonnes possibilités de concilier carrière et famille – ne sont pas nécessairement reliés. Un âge élevé aux premières naissances peut donc résulter d’une baisse de la fécondité des jeunes qui n’est pas forcément associée à une hausse de la fécondité aux âges plus élevés. Nous étudions la fécondité des femmes et l’âge moyen à la naissance de leurs enfants, particulièrement leurs évolutions au cours des quarante dernières années, dans des pays de toutes les régions d’Europe. La hausse des naissances après 30 ans a été relativement indépendante de la baisse aux âges jeunes, par période mais aussi dans les générations de femmes. Quand on compare les pays entre eux, ou les évolutions des comportements dans les différents pays d’Europe, on ne retrouve donc pas la relation observée sur le plan individuel. Les effets de contexte dominent très largement les contraintes individuelles et jouent un rôle important dans l’occurrence des naissances plus tardives.