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Médecine de la Reproduction

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Impact de l’indice de masse corporelle sur les résultats en fécondation in vitro : modèle en don d’ovocytes Volume 22, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2020

Illustrations

Tableaux

Auteurs
1 Université Côte d’Azur, centre hospitalier universitaire de Nice, Archet 2, service de gynécologie-obstétrique, Nice, France
2 Université Nice Côte d’Azur, centre hospitalier universitaire, département de santé publique, Nice, France
3 Université Côte d’Azur, institut de biologie Valrose UMR7277, Nice, France
* Tirés à part

L’indice de masse corporelle (IMC) a un effet sur la fertilité, dont les mécanismes restent à ce jour méconnus. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’effet de l’IMC de la donneuse sur les cycles de transferts d’embryons obtenus avec dons d’ovocytes. Matériel et méthodes : Une étude rétrospective a été menée au centre hospitalier universitaire de Nice entre 2016 et 2019. L’analyse a inclus 228 cycles de transferts d’embryons obtenus avec don d’ovocytes. Les critères de jugement principaux étaient la naissance et la grossesse. Résultats : l’IMC de la donneuse, catégorisé en quartiles, n’a pas d’influence sur la survenue d’une grossesse ou d’une naissance. L’IMC de la receveuse n’est pas associé à la survenue d’une grossesse ou d’une naissance. Les analyses en sous-groupes réalisées dans une population (i) excluant tous les cycles avec receveuses dont l’IMC > 25 kg/m2, (ii) les cycles avec donneuses dont l’IMC > 25 kg/m2, ou (iii) incluant seulement les cycles de transferts d’embryons congelés, ne montrent pas d’effet de l’IMC sur la survenue d’une grossesse, d’une naissance ou d’une fausse couche. Conclusion : le modèle en don d’ovocytes ne montre pas d’effet de l’IMC sur l’obtention d’une grossesse ou d’une naissance. Afin de mieux appréhender l’impact de l’IMC dans le cadre de la fertilité en FIV, une approche centrée sur les désordres métaboliques et hormonaux associés à l’IMC permettrait d’apporter des éléments de réponse.