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Médecine de la Reproduction

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Hépatites virales B et C Impact sur la fertilité, la procréation et la grossesse Volume 23, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteurs
1 Service d’histologie-embryologie-biologie de la reproduction, hôpital Cochin, AP-HP centre, université de Paris, Paris, France
2 Service d’hépatologie, hôpital Cochin, AP-HP centre, université de Paris, Paris, France
* Tirés à part

Les hépatites virales représentent un problème de santé publique majeur. Malgré les progrès préventifs – par la vaccination contre le virus de l’hépatite B (VHB) – ou thérapeutiques – grâce aux analogues nucléosi(ti)diques contre le VHB et aux nouveaux antiviraux d’action directe (AAD) contre le virus de l’hépatite C (VHC) –, de nombreux cas d’infections par le VHB ou le VHC demeurent non diagnostiqués. En cas d’hépatite B (antigénémie Hbs positive [AgHBs+]) ou C (PCR du VHC+) chez l’un ou les deux membres du couple, le recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP) est toujours motivé par une infertilité sous-jacente, et aucune technique n’est recommandée, en particulier en rapport avec le contexte viral. Globalement, les données de la littérature concernant l’impact du VHB ou du VHC sur la fertilité et les issues en AMP sont controversées. Les données convergent vers des résultats rassurants en termes de taux de naissances, avec un faible risque de contamination horizontale. Il est rapporté que la présence de l’ARN du VHC au niveau des gamètes ne peut être exclue, incitant au renforcement des procédures de lavage au laboratoire agréé pour la prise en charge en contexte viral. Une vaccination efficace contre le VHB du partenaire séronégatif demeure le meilleur moyen de prévenir le risque de transmission horizontale. Enfin, au vu des données de la littérature, il conviendra d’informer le couple que la prise en charge en AMP ne prévient pas du risque de transmission mère-enfant en cas d’infection maternelle par le VHB ou le VHC.