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Médecine de la Reproduction

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Comment éviter les réponses inappropriées à la stimulation ovarienne chez les femmes avec syndrome des ovaires polykystiques ? Volume 23, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6

Tableaux

Auteurs
1 Université Paris-Saclay, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Hopital Béclère, service de médecine de la reproduction et préservation de la fertilité, Clamart, France
2 Service de médecine de la reproduction et préservation de la fertilité hôpital Jean Verdier, Bondy, France ; Université Paris XIII, Bobigny, France
3 Clinique de la Muette, Paris 16
* Tirés à part

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est l’endocrinopathie la plus fréquente chez la femme en âge de procréer, et représente la première cause d’infertilité par anovulation. L’insulinorésistance et l’hyperandrogénie jouent un rôle clé dans la physiopathologie du dysfonctionnement ovarien. La prise en charge de l’anovulation, quoique bien codifiée, n’est pas toujours conduite de façon rationnelle, avec souvent une prescription de traitements stéréotypés sans évaluation de leur efficacité ou, à l’inverse, une escalade thérapeutique trop rapide. Quelle que soit la stratégie thérapeutique proposée, la stimulation de l’ovulation chez les patientes présentant un SOPK est souvent difficile avec un risque de réponse inappropriée tant du point de vue quantitatif (réponse insuffisante ou hyperréponse) que qualitatif (risque d’échec ou de complications de la grossesse en cas de succès). Des agents insulinosensibilisateurs comme la metformine ou l’inositol sont des aides précieuses pour améliorer l’efficacité des traitements et éviter les réponses inappropriées. Plus récemment, les incrétines, analogues du GLP1 (pour glucagon like peptide 1) et agonistes du dipeptidyl peptidase 4 sont utilisés chez les femmes SOPK. L’objectif de cette revue est de décrire les mesures permettant de prévenir et d’éviter les réponses inappropriées à la stimulation ovarienne, dans le cadre ou non d’une fécondation in vitro.