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Médecine de la Reproduction

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Biomarqueurs de l’endométriose : où en sommes-nous ? Volume 18, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2016

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4
Auteurs
1 Laboratoire GIG, UFR des sciences de la santé, 2 avenue de la Source-de-la-Bièvre, 78180 Montigny-le-Bretonneux
2 Protim, Inserm U1085, Irset, Campus de Beaulieu, CS2407, 35042 Rennes cedex
3 Clinique Pasteur, 29000 Brest
4 Unité RISQ, UFR des sciences de la santé, 2 avenue de la Source-de-la-Bièvre, 78180 Montigny le Bretonneux
5 Service de gynécologie obstétrique, CHI de Poissy St-Germain-en-Laye, 10 rue du Champ-Gaillard, 78300 Poissy
6 Service d’histologie, embryologie, biologie de la reproduction, cytogénétique et génétique médicale, CHI de Poissy-St-Germain-en-Laye, 10 rue du Champ-Gaillard, 78300 Poissy
* Tirés à part

L’endométriose est une pathologie gynécologique fréquente, œstrogénodépendante, touchant plus de 10 % des femmes. Les principaux symptômes de cette maladie sont des douleurs pelviennes chroniques et une infertilité. L’endométriose se caractérise par la présence de tissu endométrial fonctionnel, ou endomètre, hors de la cavité utérine. À ce jour, l’absence de test diagnostique non invasif explique que plusieurs années soient nécessaires pour en établir le diagnostic. La recherche de biomarqueurs représente donc un enjeu majeur pour cette pathologie. Les technologies omiques ont démontré leur pertinence pour la recherche et la caractérisation de marqueurs biologiques en santé humaine. Ceux-ci restent très peu utilisés en clinique. C’est le cas de l’endométriose, où, malgré de nombreuses études, aucune application n’a encore été développée. Utiliser un panel d’approches omiques, dont la protéomique, et intégrer les données issues de plusieurs analyses pourraient être une alternative intéressante. En outre, il semble nécessaire de se baser sur un travail collaboratif interdisciplinaire afin d’augmenter la répétabilité des études et éviter un maximum de biais. Ceci devrait permettre d’améliorer les connaissances actuelles sur l’endométriose et d’identifier des marqueurs spécifiques prédictifs. Un tel travail serait susceptible d’améliorer la prise en charge et le traitement futur des patientes.