John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Endocrinologie

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Orlistat Volume 2, numéro 1, Janvier - Février 2000

Auteur
Endocrinologue, Attaché des Hôpitaux de Paris, 59, avenue Kléber, 75116 Paris, France.

L’augmentation de la masse grasse est appréciée par l’indice de masse corporelle, ou indice de Quetelet qui est le rapport du poids (en kg) à la taille (m2) [1]. Un indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2 définit l’obésité chez l’adulte. Au-delà de ce chiffre, l’obésité recouvre différents stades de gravité et s’associe à une augmentation du risque de mortalité (tableau 1). La prévalence de l’obésité ne cesse de croître dans les pays industrialisés. On estime en France qu’elle touche de 7 à 10 % de la population [2]. Elle s’accompagne d’un cortège de complications cardiovasculaires (hypertension artérielle, accidents vasculaires cérébraux, insuffisance cardiaque et coronarienne), respiratoires (insuffisance respiratoire, syndrome d’apnée du sommeil, hypertension artérielle pulmonaire), mécaniques (arthrose, goutte), métaboliques (diabète, dyslipidémies, hyperuricémie) et autres [1]. Depuis les recommandations de l’Agence du médicament, en 1995, et le retrait de la fenfluramine et de la dexfenfluramine, l’arsenal thérapeutique, en dehors de la diététique, est restreint [3]. Une nouvelle molécule, l’orlistat, vient d’être commercialisée. Que faut-il en savoir et en penser ?