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Médecine thérapeutique / Endocrinologie

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Micro-adénomes à prolactine : le traitement par cabergoline Volume 2, numéro 6, Novembre - Décembre 2000

Auteurs
Service d'Endocrinologie, CHU de Liège, Domaine Universitaire du Sart-Tilman, 4000 Liège, Belgique.

Au début des années soixante-dix, l'avènement de la bromocriptine, agoniste dopaminergique dérivé de l'ergot de seigle, a considérablement fait progresser le traitement des adénomes à prolactine. L'expérience accumulée avec ce médicament est maintenant étendue et les services qu'il a rendus aux patients atteints d'adénome hypophysaire, inestimables. Cependant, la pathologie hypophysaire est complexe et tous les adénomes ne répondent pas de la même façon au traitement : la bromocriptine permet une normalisation de la concentration de prolactine dans 80-85 % des cas et n'entraîne de réduction significative de volume que dans 50 à 60 % des cas. Par ailleurs, la bromocriptine exige une prise pluriquotidienne et est relativement mal tolérée par certains patients. Dès lors, l'apparition, vers la fin des années 80, d'autres molécules, mieux tolérées et plus performantes dans le contrôle de l'hyperprolactinémie, a constitué un progrès indéniable dans la prise en charge des patients ayant un adénome à PRL. Parmi celles-ci, nous retiendrons essentiellement le quinagolide (Norprolac®) et la cabergoline (Dostinex®). Nous avons eu accès aux deux molécules : d'abord le quinagolide avec lequel nous avons traité une cinquantaine de patients [1] ; la cabergoline, ensuite, avec laquelle nous avons traité une très large série de patients, dans le cadre d'une étude multicentrique belge, soit 455 patients jusqu'au début de l'année 1998 [2]. Dans cet article, après un bref rappel physiologique, nous passerons en revue l'intérêt thérapeutique de la cabergoline dans le traitement des micro-prolactinomes.