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Médecine thérapeutique / Endocrinologie

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Hormones thyroïdiennes et tissu osseux Volume 2, numéro 5, Septembre - Octobre 2000

Auteur
Unité de Ménopause, Service d’Endocrinologie, CHU Rangueil, 31403 Toulouse cedex 4, France

Les effets des pathologies thyroïdiennes ou de l’administration prolongée d’hormones thyroïdiennes, sur le squelette qui ne pouvaient être appréciés autrefois que par la radiographie ont connu un net regain d’intérêt avec le développement depuis une vingtaine d’années des méthodes non invasives de mesure du contenu minéral osseux et, plus récemment de marqueurs biologiques de l’activité des ostéoblastes et des ostéoclastes. L’intérêt de ces nouvelles techniques est de permettre une évaluation quantitative et objective de l’atteinte osseuse et d’en apprécier l’évolution. Les résultats alarmants des premières études densitométriques faisant état d’une perte osseuse au cours des traitements par les hormones thyroïdiennes ont été tempérés par des études plus récentes qui ont pu bénéficier d’avancées technologiques permettant une évaluation plus précise. Les méthodes de mesure de la densité osseuse se sont perfectionnées et l’apparition de l’absorptiométrie biphotonique à rayons X (DXA) a permis une étude plus complète des différents secteurs osseux trabéculaire et cortical du squelette. Le développement des méthodes de dosage ultrasensible de la TSH a également permis de mieux caractériser le statut thyroïdien des sujets traités. L’ensemble de ces acquis permet d’être plus rassurant actuellement mais confirme cependant tout l’intérêt à évaluer correctement le risque osseux dans les situations d’hyperthyroïdie. C’est particulièrement le cas chez la femme ménopausée ou chez le sujet âgé déjà exposés à l’ostéoporose.