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Médecine thérapeutique Cardiologie

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Les cellules souches embryonnaires : quel espoir pour la thérapie cellulaire de l’insuffisance cardiaque ? Volume 2, numéro 2, mars-avril 2004

Auteur
Centre de recherches de biochimie macromoléculaire, CNRS FRE 2593, 1919, route de Mende 34293 Montpellier, France Tél. : 33 4 67 61 34 32 ; Fax : 33 4 67 52 15 59

La thérapie cellulaire apparaît comme une stratégie de choix dans le futur pour le traitement de l’insuffisance cardiaque. La cellule la mieux adaptée pour la cardiomyoplastie cellulaire devra être une cellule souche à grande plasticité phénotypique, tolérée par l’hôte et capable de se différencier en cardiomyocyte après une allogreffe, voire une xénogreffe. La cellule souche embryonnaire (ES) pourrait répondre à ces critères. Sa différenciation peut être orientée vers le phénotype cardiaque grâce à l’utilisation de facteurs cardiogéniques de la superfamille du TGFβ. Transplantée in vivo dans un myocarde post‐infarctus de rat, les cellules ES murines sont tolérées par l’hôte et se différencient également en cardiomyocytes en réponse au TGBβ endogène permettant la régénération du tissu cardiaque. Ces processus cellulaires conduisent à un gain de fonction du myocarde défaillant. Bien que de nombreuses questions subsistent quant à l’utilisation de cellules ES en clinique humaine, leur plasticité cellulaire en fait un modèle de choix pour l’étude de la faisabilité de la thérapie cellulaire en cardiologie.