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Médecine et Santé Tropicales

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Néphropathie lupique chez les sujets génétiquement pigmentés vivant au Sénégal : à propos de quarante-trois cas Volume 23, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2013

Auteurs
Service de néphrologie,, Service de médecine interne,, Service de dermatologie,, Service de rhumatologie, Hôpital Aristide-Le-Dantec, 30 avenue Pasteur, 3001 Dakar, Sénégal
  • Mots-clés : lupus, néphropathie, Sénégal
  • DOI : 10.1684/mst.2013.0200
  • Page(s) : 328-31
  • Année de parution : 2013

Cette étude a été entreprise avec comme objectif de connaître la prévalence de la néphropathie lupique et de déterminer ses différents aspects. Patients et méthodes. Il s’agissait d’une étude rétrospective sur dix ans, allant de 1999 à 2009, réalisée dans les services de néphrologie du CHU Aristide-Le-Dantec. Résultats. Quarante-trois patients ont participé à l’étude avec une prévalence de la néphropathie lupique de 72 %. L’âge moyen des patients était de 32,9 ans avec quarante femmes et trois hommes soit un sex-ratio de 0,075. Chez 28 % des patients la néphropathie lupique avait révélé la maladie. La protéinurie moyenne était de 2,01 g/j. La fonction rénale était altérée chez dix-sept patients. Vingt-six patients avaient bénéficié d’une ponction biopsie rénale. Elle retrouvait classe II dans deux cas, classe IV dans dix cas, classe V dans douze cas. Quinze patients avaient bénéficié d’une association corticoïdes + immunosuppresseurs. Quatre décès ont été notés dans notre étude, secondaires à l’activité de la maladie lupique (un cas), aux complications de l’insuffisance rénale (un cas). Conclusion. Une étude de plus grande envergure permettrait de mieux apprécier la prévalence des différentes classes et la gravité.