JLE

Médecine thérapeutique

MENU

Stratégie d’étude des anticorps anti-nucléaires Volume 12, numéro 3, Mai-Juin 2006

Auteurs
Laboratoire d’Immunologie, CHU, BP824, 29609 Brest Cedex

L’examen des anticorps (Ac) anti-nucléaires (AAN) se déroule en deux étapes. La première se borne à s’assurer par immunofluorescence indirecte (IFI) qu’il existe des AAN dans le sérum. Si c’est le cas, ils doivent être dosés et leurs cibles identifiées. Certains Ac reconnaissent des antigènes (Ag) insolubles, en particulier l’acide désoxyribonucléique (ADN). On recourt à l’IFI avec comme substrat le Crithidia luciliae, à un Enzyme-Linked ImmunoSorbent Assay (ELISA) ou au test radio-immunologique de Farr. Ce dernier ne révèle que les Ac dont l’affinité pour l’acide désoxyribonucléique est élevée. D’autres Ac, dirigés contre des Ag solubles, sont recherchés par ELISA, par Western blot ou par cytofluorométrie. Ce sont l’Ac anti-Sm du lupus érythémateux disséminé (LED) et l’Ac anti-ribonucléoprotéine de la connectivite mixte d’une part, l’Ac anti-Ro/Sicca Syndrome A (SSA) du LED et du syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) et l’Ac anti-La/SSB du SGS d’autre part. Il faut mettre à part l’Ac anti-cycline qui est peu sensible dans le LED mais qui en est très spécifique et l’Ac anti-centromère dont l’existence oriente vers un syndrome CREST (pour Calcinosis, Raynaud phenomenon, esophagal dysmobility, sclerodactyly et telangiectasia) chez un malade souffrant de sclérodermie systémique.