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Médecine thérapeutique

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La fibrillation auriculaire : une physiopathologie en plein remodelage Volume 8, numéro 1, Janvier 2002

Auteur
INSERM U. 460, Faculté de médecine Xavier-Bichat, 16, rue Henri-Huchard, 75018 Paris.

L'identification des mécanismes responsables du basculement du rythme sinusal vers la fibrillation auriculaire (FA) occupe toujours un grand nombre de chercheurs cliniciens et fondamentalistes. À cela plusieurs raisons. Tout d'abord, la FA pose un véritable problème de santé publique. Son incidence ne cesse d'augmenter avec le vieillissement de la population. Ses complications sont graves : accidents vasculaires ischémiques, insuffisance cardiaque. Son traitement est difficile, rarement curatif, et consiste le plus souvent à en limiter les complications. Enfin, la physiopathologie de la ou des FA est complexe et encore très incomplètement élucidée. Elle met en jeu de nombreux processus de nature distincte qui s'additionnent pour aboutir à un remaniement profond de la structure et du fonctionnement des oreillettes.