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Médecine thérapeutique

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La contraception progestative Volume 6, numéro 5, Mai 2000

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La contraception hormonale est utilisée grâce à G. Pincus depuis 1956. Tous les efforts convergent pour en augmenter la sécurité. L’efficacité contraceptive des associations estroprogestatives repose sur l’activité antigonadotrope du progestatif. Celui-ci est jusqu’à présent toujours un dérivé de la 19-nortestostérone. L’éthinyl estradiol associé est destiné à limiter les saignements utérins et à permettre une imprégnation estrogénique correcte. L’évolution de cette contraception s’est faite vers une diminution des doses d’éthinyl estradiol et vers l’utilisation de nouveaux progestatifs dits de 2e et 3e générations de moindre activité androgénique. La contraception progestative fait appel à ces mêmes dérivés de la 19-nortestostérone en discontinu ou utilisés à faible dose et en non stop [1]. L’intérêt en est la suppression de l’éthinyl estradiol en cas de pathologie estrogénodépendante. En réalité, cette contraception progestative est maintenant de plus en plus souvent remplacée par les progestatifs dérivés de la 17-hydroxyprogestérone (17 OHP) et de la 19-norprogestérone qui ont les mêmes propriétés antigonadotropes que les dérivés de la 19-nortestostérone sans en posséder les effets délétères.