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Médecine thérapeutique

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Biothérapies et thérapies ciblées : ce que doit savoir le praticien Volume 26, numéro 5, Septembre-Octobre 2020

Tableaux

Auteurs
1 Service de rhumatologie, Centre national de référence des maladies auto-immunes et maladies systémiques rares, hôpitaux universitaires de Strasbourg, Strasbourg, France
2 Département universitaire de pharmaco-addicto-toxico-thérapeutique de Strasbourg, Strasbourg, France
* Tirés à part

Les maladies auto-immunes systémiques et les rhumatismes inflammatoires sont des maladies chroniques dont le traitement fait appel à des immunomodulateurs, comprenant des traitements de fond conventionnels appelés csDMARD (pour conventional synthetic disease-modifying antirheumatic drugs) (méthotrexate, léflunomide, salazopyrine et hydroxychloroquine) et des traitements ciblés (biothérapies et inhibiteurs de kinases). Ces traitements ciblés sont à l’origine d’un surrisque infectieux bien identifié. Ce surrisque mérite d’être connu et prévenu. Le dépistage et la prévention d’une tuberculose sont un élément central de cette prise en charge. Parallèlement, ces traitements ont longtemps été suspectés d’être à l’origine d’un surrisque de cancer. Seul un effet sur le risque de cancer cutané non mélanomateux a en réalité été démontré. Des recommandations pour la gestion de ces risques sont émises et actualisées régulièrement par le Club rhumatismes et inflammations. L’objectif de cette mise au point est de rappeler les principaux événements indésirables liés aux traitements ciblés dans le champ des maladies immunorhumatologiques. Plus récemment, la pandémie de Covid-19 est venue complexifier la prise en charge des patients traités par biothérapies et thérapies ciblées.