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Surdiagnostic du cancer du sein en Europe Volume 9, numéro 1, Janvier 2013

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La revue systématique de l’EUROSCREEN Working Group l’évalue entre 1 et 10 % dans les 7 pays concernés.

Les auteurs ont analysé les études observationnelles estimant le surdiagnostic du cancer du sein dans les programmes européens de dépistage par mammographie. Les taux bruts (avant ajustement) allaient de 0 à 54 % dans les 13 études primaires répondant à ces critères (16 publications, 7 pays). Après ajustement selon le risque de base de cancer du sein et le biais de lead time (temps « gagné » par le dépistage par rapport au diagnostic des premiers symptômes cliniques) les auteurs concluent à un risque de surdiagnostic de 2,8 % aux Pays-Bas, 4,6 et 1 % en Italie, 7 % au Danemark, 10 et 3,3 % en Angleterre et au Pays de Galles.

Overdiagnosis in mammographic screening for breast cancer in Europe: a literature review. Puliti D, Duffy SW, Miccinesi G, de Koning H, Lynge E, Zappa M and the EUROSCREEN Working Group. J Med Screen 2012;19 Suppl1:42-56.

Que retenir pour notre pratique ?
• Les chiffres varient selon les études de 0 % (étude italienne, faite en 2009 par le 1er auteur de cette étude) à 54 % (étude norvégienne de Zahl en 2004). Il est concevable que le premier relève de l’impossible, le second du maximum envisageable. Les responsables des principaux programmes de dépistage européens cosignent une conclusion qui place le curseur très bas, au terme d’une argumentation compliquée peu accessible au lecteur « naïf »…
• Au-delà du plaidoyer « pro domo » et des divergences méthodologiques, les interrogations sur le rapport bénéfice/ risque du dépistage restent posées… L’interprétation de données hypothétiques est toujours sujette à caution. L’étude américaine des données du SEER paraît plus convaincante.

Mots clés : Dépistage systématique ; Détection précoce de cancer ; Tumeurs du sein [Breast cervical Neoplasms; Early Detection of Cancer; Mass screening]