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Ostéoporose : nouvelles données, nouveaux concepts de prise en charge Volume 2, numéro 7, Septembre 2006

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  • Page(s) : 294
  • Année de parution : 2006

La survenue de fractures ostéoporotiques dépend de nombreux facteurs autres que la densité minérale osseuse alors que l'effet antifracturaire des traitements n'a été démontré que dans des populations féminines ayant une densité osseuse minérale diminuée ou une fracture prévalente. En outre, l'efficacité antifracturaire du traitement survient rapidement après 6 mois ou 1 an de traitement, indépendamment de l'augmentation de la densité minérale osseuse. Il est donc moins justifié de traiter préventivement l'ostéoporose que d'instaurer le traitement lorsque le risque absolu de fractures est important.

Parmi les traitements utilisables, le raloxifène doit être privilégié chez les femmes pour lesquelles le risque de fractures du col du fémur n'est pas encore important, donc âgées de moins de 70 ans. Les bisphosphonates sont à envisager chez des femmes plus âgées. Le tériparatide est remboursé en France uniquement en cas d'ostéoporose sévère avec plus de deux tassements vertébraux. Le ranélate de strontium a une action antifracturaire importante dans l'ostéoporose vertébrale. Le traitement doit être poursuivi de nombreuses années, mais l'observance est médiocre, d'où l'intérêt potentiel de traitements en cours d'évaluation pouvant être administrés une à deux fois par an comme l'anticorps anti-RANK ou l'acide zolédronique.

 


De Vernejoul M-C. Nouvelles approches thérapeutiques de l'ostéoporose. Ann Endocrinol. 2006;67:173.

Les questions que se pose la rédaction

Depuis la remise en question du traitement hormonal substitutif de la ménopause comme traitement préventif de l'ostéoporose, les principes régissant le traitement de l'ostéoporose ont évolué. Cette évolution est loin d'être achevée...