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Médecine

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Le bon usage des médicaments Volume 18, numéro 1, Janvier 2022

Auteurs
au nom de la commission VIII (Financement des dépenses de santé, assurance maladie), de la commission II (G. Bouvenot, J. Sassard, J.P. Tillemen, JL Montastruc) (Thérapeutique, pharmacologie, toxicologie, médicaments et autres produits de santé) et d’un représentant de la commission XV (F. Richard)(Enseignement, recherche, parcours de formation). Académie nationale de médecine, 16 rue Bonaparte 75006 Paris
* Correspondant

Les prescriptions, médicamenteuses inadaptées voire dangereuses, entraînent une perte de chance pour les patients ainsi que des surcoûts directs et indirects pour la société. De ce fait, le sujet a une dimension éthique. Ce travail repose sur des rapports antérieurs, l’un parlementaire, les autres administratifs ainsi que de l’Académie nationale de médecine. Les principaux objectifs de la formation des étudiants dans ce domaine sont d’apprendre à prescrire juste, à surmonter les difficultés réelles des prescriptions en cas de polypathologies de plus en plus fréquentes, notamment chez les malades âgés. Le temps consacré aux enseignements de la pharmacologie, de la thérapeutique peut être globalement considéré comme satisfaisant. En revanche ces enseignements et surtout leur mémorisation ne sont pas suffisamment contrôlés en fin de deuxième cycle des études médicales. De plus, certains logiciels d’aide à la prescription manquent de clarté, de concision et de précision ce qui les rend peu utilisables. Dans le bon usage des médicaments on ne saurait oublier le rôle des pharmaciens d’officine, des associations de patients et de la formation continue. Ce rapport est volontairement limité à trois propositions qui découlent des constatations précédentes : 1) Dans les études médicales, instituer un examen spécifique et autonome, intégré aux épreuves de l’examen classant national (ou de son équivalent), portant sur la pharmacologie et la thérapeutique ; 2) Assurer une actualisation des connaissances dans ces domaines par la formation professionnelle continue ; 3) Établir un seul logiciel clair, concis et précis d’aide à la prescription, élaboré par les Conseils nationaux professionnels et qui soit labélisé.