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Des "maisons de naissance" pour les grossesses "à bas risque" Volume 4, numéro 1, Janvier 2008

Auteurs

Cette étude rétrospective avait pour but d'identifier parmi l'ensemble des naissances de Bourgogne durant les 4 années 2000-2003 les grossesses estimées "à bas risque obstétrical" selon 15 critères définis par les auteurs. Les données viennent du réseau périnatal de Bourgogne, qui enregistre la totalité des informations concernant les couples mère-enfant dans cette région. L'incidence des marqueurs d'affections néonatales sévères était de 0,34 % (0,29-0,40) dans le groupe à bas risque maternel (n = 46 345) et de 5,6 % (5,4- 5,9) en cas de risque obstétrical (n = 24 961 ; p < 0,0001). Les affections présentées par les nouveau-nés issus de grossesses à bas risque étaient principalement les détresses respiratoires (29,8 %), des cardiopathies congénitales (17,9 %) et des asphyxies périnatales (15,3 %). Les auteurs concluent que même si les critères de sélection des grossesses à bas risque sont associés à une faible incidence de la mortalité néonatale sévère, la morbidité résiduelle devra être prise en compte dans l'organisation des maisons de naissance.

 


Gay S, Ferdinus C, Sagot P, Gouyon JB. Quel risque néonatal pour les grossesses à bas risque : implications pédiatriques pour l'organisation des maisons de naissance. Arch Pédiatrie. 2007;14:1174-7.

Commentaires de la rédaction !

* On ne connaît pas encore très bien le concept de "maisons de naissance", plus habituel dans d'autres pays d'Europe, d'Amérique du nord et d'Australie. Mais l'idée de "lieux de naissance" permettant un suivi de la grossesse et un accouchement fondés sur une moindre médicalisation fait actuellement son chemin. Les "maisons de naissance" ont été définies dans le plan périnatalité 2005-2007.

* La sécurité de l'accouchement dans ces maisons de naissance passe par une sélection drastique des grossesses pour lesquelles on présuppose que l'accouchement sera "physiologique" et les suites néonatales simples.

* Cette étude montre bien que le risque réel n'est jamais nul et exige donc une organisation irréprochable des possibilités d'accouchement ?