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Dépister les violences sexuelles sur mineurs Article à paraître

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  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Faculté de Médecine de Nancy, Département de Médecine Générale, 9 avenue de la forêt de Haye, BP 20199, Vandœuvre-lès-Nancy
2 CHRU Nancy, Maternité, 10 rue du Docteur Heydenreich, 54042 Nancy cedex
3 Université de Lorraine, EA 4432, Centre Psychothérapique de Nancy, Pédopsychiatrie, 1 rue du Docteur Archambault, 54521 Laxou Cedex
4 CHU Montpellier, Département de médecine légale, 91 av. du Doyen Giraud 34295 Montpellier cedex 5
5 Université de Lorraine, UFR SHS-Metz, Département de sociologie, Ile du saulcy, CS 60228, 57045 Metz Cedex 1
* Correspondance

Les violences sexuelles sur mineurs sont fréquentes : une femme sur sept et un homme sur 25 ont été victimes d’une agression sexuelle au cours de leur vie, la plupart avant l’âge de 18 ans. Les conséquences de ces violences sont lourdes et nombreuses et le professionnel de soins primaires peut être l’un des premiers interlocuteurs d’une victime, après les violences mais également tout au long de sa vie. Nous avons cherché à comprendre quels étaient les freins au dépistage de ces violences. Pour cela nous avons interrogé huit groupes de professionnels de soins primaires (médecins généralistes, pédiatres, gynécologues, sages-femmes, acteurs en PMI, kinésithérapeutes, infirmiers et pharmaciens) en utilisant la technique du groupe nominal. Le principal frein mis en évidence est la peur du praticien : peur pour le patient et sa famille mais également peur pour lui-même et pour la poursuite de son activité. Afin de lever ce frein, la formation des professionnels, notamment sur l’Information Préoccupante, semble être une réelle solution.