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Dépistage du cancer du sein : toujours une décision personnelle Volume 7, numéro 4, Avril 2011

Auteurs
Société Française de Documentation et de Recherche en Médecine Générale

Médecine a consacré plusieurs articles à la question du dépistage du cancer du sein en France1. Nous y revenons dans ce numéro sous l'aspect très particulier de l'information à partager avec nos patientes pour les aider à choisir. « La décision relative au dépistage du cancer, comme la plupart des décisions en médecine, est fondée sur la confrontation d'avantages et d'inconvénients [...]. Il n'y a pas de mauvaise décision, mais il y a de mauvaises raisons de se faire tester. Deux sont particulièrement importantes : on ne se fait pas tester pour plaire à quelqu'un d'autre comme le conjoint, les autres membres de la famille, le médecin [...] ; ni pour la puissance de persuasion (et de tromperie) de l'anecdote, celle de “la personne qui a été sauvée par le test” ou “qui serait morte faute d'avoir vu son cancer détecté à temps”. Balivernes, toutes ces histoires... » [1]. Welch, encore, s'est opposé à la récente campagne « ruban rose » faite aux États-Unis, axée sur le slogan « la mammographie sauve des vies humaines, l'une d'entre elles pourrait être la vôtre » en faisant une contre-proposition qui est le titre de ce dossier : certaines souhaiteront faire tout ce qui est possible pour éviter un cancer du sein ; elles devraient se sentir mieux en se faisant dépister ; d'autres n'aiment pas cet examen ni l'idée même d'envisager un test ou un traitement non indispensable ; elles devraient de la même manière se sentir bien en ne faisant pas de mammographies, ou moins souvent, ou en les débutant plus tard dans la vie. Nous n'avons pas à « peser » sur ce choix, argument d'autorité, mais à l'éclairer, partage de la décision.