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Consommation de fruits et légumes et mortalité Volume 10, numéro 9, Novembre 2014

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Une méta-analyse montre que l’augmentation de la consommation de fruits et légumes est associée à une diminution de la mortalité totale et de la mortalité cardiovasculaire ; au-delà de 5 portions de fruits ou légumes par jour, la mortalité ne décroît plus.

Cette méta-analyse a inclus 16 études prospectives de cohorte qui ont analysé les relations entre le niveau de consommation de fruits et légumes et la mortalité totale et/ou cardiovasculaire et/ou la mortalité par cancer. Ces 16 études ont inclus au total plus de 800 000 sujets ; sept d’entre elles (plus de 500 000 sujets) ont porté sur la mortalité totale ; la durée de suivi allait de 4,6 ans à 26 ans. Le Hazard ratio (HR) de risque de mortalité toutes causes était de 0,95 par portion supplémentaire de fruit ou légume. Cette relation dose-réponse ne s’observe plus à partir de 5 portions de fruits ou légumes. Par comparaison avec les personnes sans consommation quotidienne de fruits ou légumes, le Hazard ratio (HR) de risque de mortalité toutes causes était de 0,74 à partir de 5 portions de fruits ou légumes. Une relation du même ordre était notée pour la mortalité cardiovasculaire ; en revanche, il n’était pas noté de relation pour la mortalité par cancer. Cette méta-analyse est la première à montrer une relation doseréponse pour le risque de mortalité totale avec une réduction de 5 % pour chaque portion supplémentaire de fruit ou légume jusqu’à 5 portions par jour.

Wang X, Ouyang Y, Zhu M, Zhao G, Bao W et al. Fruit and vegetable consumption and mortality from all causes, cardiovascular disease, and cancer: systematic review and dose-response meta-analysis of prospective cohort studies.BMJ. 2014;349:g4490.

Que retenir pour notre pratique ?

• Ces résultats confortent le slogan du PNNS, 5 fruits ou légumes par jour.

• Ils doivent inciter les médecins à renforcer ce message. Mais les obstacles, notamment socioéconomiques, à une consommation accrue de fruits et légumes ne doivent pas être sousestimés. Ils ne peuvent être atténués que par une politique de santé publique ambitieuse.

 

Mots clés : Mortalité ; Maladies cardio-vasculaires ; Régime alimentaire
Mortality; Cardiovascular Diseases; Diet