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Obésité et maladies cardiovasculaires : physiopathologie, comorbidités et effet de la perte de poids Volume 3, numéro 3, Mai-Juin 2007

Auteurs
Service de pharmacologie clinique, Faculté de médecine de Toulouse, Fédération des services de cardiologie du pôle cardiovasculaire et métabolique du CHU de Toulouse, Inserm U 858, équipe n° 8, Pharmacologie Clinique et Moléculaire du SNA, Institut Louis Bugnard, Bat L3, CHU Rangueil, BP 84225, 31432 Toulouse Cedex 4

L’épidémiologie de l’obésité rend compte des taux de prévalence et d’incidence accrus dans toutes les parties du globe. Elle touche des sujets de plus en plus jeunes, et son pronostic est lié non seulement à l’excès de tissu adipeux mais aussi à sa distribution et aux comorbidités associées (hypertension artérielle, insuffisance cardiaque). La révolution des dernières années vient de la découverte des capacités de sécrétion de l’adipocyte. Ainsi cette cellule, au-delà de ses capacités de stockage, est capable de libérer des facteurs, les adipokines, dont les effets pléiotropes rendent compte du remodelage vasculaire et cardiaque observé au cours de l’obésité. Ces facteurs ont également des effets pro-inflammatoires et prothrombotiques, et leur diminution est associée à un meilleur pronostic. La perte de poids ou certains médicaments entraînent des effets directs sur les taux circulants de ces facteurs et cette observation explique en partie le bénéfice de ces stratégies thérapeutiques.