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Aldostérone et infarctus du myocarde Volume 4, numéro 3, Mai-Juin 2008

Auteurs
Institut de cardiologie, Groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, 47-83 boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris

L’aldostérone est le médiateur final du système rénine-angiotensine-aldostérone. Elle est impliquée dans l’ensemble des processus survenant à la suite d’un infarctus du myocarde. Les taux d’aldostérone plasmatique mesurés tôt après la survenue d’un infarctus du myocarde sont les plus élevés au moment de la prise en charge et diminuent très rapidement dans les heures qui suivent l’hospitalisation. Les taux les plus élevés sont associés à la survenue de complications hospitalières majeures (décès, troubles du rythme graves, insuffisance cardiaque et insuffisance rénale). De même, à long terme, ces taux élevés sont corrélés aux événements cardiaques indépendamment de l’insuffisance cardiaque. L’aldostérone est donc bien plus qu’un marqueur : c’est un facteur de risque à part entière. Les études cliniques dans un contexte d’insuffisance cardiaque postinfarctus ont démontré le bénéfice du blocage des récepteurs d’aldostérone plusieurs jours après la survenue de l’infarctus. Il reste maintenant à démontrer le bénéfice d’un traitement plus précoce dans le cadre général de l’infarctus du myocarde avec ou sans insuffisance cardiaque.