John Libbey Eurotext

La Lettre de l'Internat

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Démographie médicale Volume 4, numéro 51, Décembre 2002

Auteur
  • Page(s) : 8
  • Année de parution : 2002

Vous l'aurez compris : dans l'état actuel des limitations à l'étude et à la pratique de la médecine (numerus clausus, concours de l'internat), c'est à une grave pénurie médicale qu'il faut se préparer. Ici ou là, des voix s'élèvent pour dénoncer les difficultés (c'est un euphémisme) de fonctionnement de certains services hospitaliers. Le pire est à venir. D'ici à 2020, la réduction du nombre de médecins sera de 45% en ophtalmologie, de 41% en psychiatrie, de 33% en radiologie, de 30% en dermatologie, de 30% en rhumatologie, de 29% en anesthésie, de 23% en chirurgie, de 20% en pédiatrie, de 13% en pneumologie, de 12% en gastro-entérologie et de 9% en biologie. Seule l'endocrinologie tire son épingle du jeu avec une augmentation de 9%. Quand bien même le numerus clausus passerait de 4700 à 6000, le creux de la vague serait inéluctable avec une densité médicale à 245 pour 100 000 habitants en 2030 contre 330 actuellement. Une augmentation du numerus clausus à 8000 ne permettrait de retrouver la densité médicale actuelle qu'en 2037, selon les projections réalisées par la Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DREES) publiées dans la revue Etudes et résultats de mars 2002. J'ai parlé du creux de la vague. Mais de quelle vague ? Pour filer la métaphore, avez-vous vu un jour une déferlante médicale ?