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Journal de Pharmacie Clinique

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Déprescription médicamenteuse : expérience d’un centre hospitalier Volume 43, numéro 2, Juin 2024

Illustrations

Tableaux

Auteur
Service pharmacie, Hôpitaux du massif des Vosges, 26, rue du Nouvel-Hôpital, 88100 Saint-Dié-des-Vosges, France
* Correspondance : C. Demange

Objectifs et méthodes

Cette étude pilote observationnelle réalisée chez des résidents de 65 ans et plus, d’un établissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes, avait pour objectifs de déterminer le taux d’acceptation par les médecins des propositions de déprescription du pharmacien, de dresser la cartographie des médicaments incriminées et des motifs selon la liste Stop/Start et de tester le support de déprescription.

Résultats

Sur les 152 propositions concernant 93 patients, le taux d’acceptation est de 48,7 % très variable selon les médicaments et les médecins. Les inhibiteurs de la pompe à protons et les benzodiazépines totalisent plus de la moitié des propositions (56,6 %). Les principaux motifs sont l’absence d’indication (inhibiteurs de la pompe à protons) et une utilisation au-delà de la durée de 4 semaines (benzodiazépines). Les statines et les antiagrégants/anticoagulants sont également concernés.

Conclusions

La déprescription fait des pharmaciens des partenaires des médecins dans les établissements de santé. Au regard de l’iatrogénie médicamenteuse liée à la polymédication, la déprescription devrait être une priorité de toute autorité sanitaire.